Ce qu’Andelle est, c’est impossible à rejoindre. Il faut la vivre quand elle ouvre les yeux le matin, déjà toute disposée à aimer, à aimer comme une femme, à aimer comme l’urgence, ou comme l’aveu, ou aimer comme un fantasme. Aimer sans arme, avec des mots et des chaleurs, avec des yeux sans âge. Les idées et le coeur et les danses dans sa voix quand elle discute, quand elle nomme les choses, quand elle rit, quand elle veut me faire l’amour. Les plus infimes gestes de son existence m’ensoleillent.
(...)
Ce que je vois et ce qu’on me montre de l’amour, c’est qu’il finit par mourir. Et bien Andelle et moi j’ai souvent l’impression que nous sommes différents de ça, et que même si chaque jour le monde s’assombrit, nous sommes blindés vivants, elle et moi, multicolores dans le fanage.
(...)
Nous dévalons la pente en courant, le ventre serré par le rire. Je me dis qu'il faut que ça continue, que toute ma vie ne doit plus être que cela, à jamais : une série de soirs de fête, dans la musique, les corps enivrés qui se rapprochent et les coeurs grisés qui s'interpellent.

J'ai conseillé Je voudrais me déposer la tête à J. le pouète parce que c'est juste trop parfait comme livre.

3 commentaires:

  1. C'est tellement bon, et ça se lit tellement vite. Apparemment qu'il va y avoir un film tiré de ce livre, avec François Arnaud et moi je capote si c'est vrai et confirmé parce que je l'adore! :)

    RépondreSupprimer
  2. Je sais qu'ils avaient monté la pièce de théâtre mais le film je savais pas..

    RépondreSupprimer
  3. Ça a l'air beau en tout ças!

    RépondreSupprimer

Toi aussi tu peux m'écrire au lieu de fourrer